REPORTAGE

Le bilan du séisme en Haïti fait état de près de 2.200 morts, 12.000 blessés et plusieurs centaines de disparus. Sur l’île des Caraïbes, il n’est pas toujours facile pour les secours de repérer les zones les plus sinistrées. Alors, à 8.000 kilomètres de là, à Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg, les ingénieurs du Sertit (Service régional de traitement d’images et de télédétection) tentent d’aider les sauveteurs haïtiens en analysant des images satellites.

Repérer des zones détruites et des rescapés

Concentrés, Robin et Hervé scrutent jour et nuit leur large écran d’ordinateur, en comparant des images satellite d’Haïti avec d’autres prises avant le séisme. Ils peuvent ainsi repérer des zones détruites ou même des rassemblements de rescapés.

« Là, je suis sur un terrain de foot, on voit qu’il y a quelques petites tentes qui ont été installées », explique Robin au micro d’Europe 1. « Et si on regarde, si on compare avec une image acquise en 2017, on voit que le terrain est tout à fait normal, donc cela veut dire que les gens ont identifié cette zone comme sûre après les séismes et les inondations ».

« C’est quelque chose qui me rend fier »

Toutes ces données sont transférées au plus vite aux secours sur place avant d’aller explorer d’autres zones à leur demande. « On nous a rapporté une zone où on n’a pas été », dit au téléphone une femme leur envoyant des indications depuis Haïti. « Il y a d’énormes dégâts. Par exemple, à Saut-Mathurine, c’est 100 % des maisons détruites », poursuit-elle.

Ce travail entre les secours, sur place, et les techniciens d’Illkirch, est essentiel pour venir en aide aux victimes. « Concrètement, on fournit de l’aide qui est très utile. Donc, c’est quelque chose qui me rend fier », admet Robin.

Les secours du monde entier font appel aux services du Sertit. Que ce soit pour les inondations en Allemagne, les incendies en Grèce ou celui dans le Var actuellement, Robin, Hervé et leurs collègues ont beaucoup de travail en ce moment.



Source [ Europe 1 ]