Le Parti socialiste a refusé de soutenir la finaliste de la présidentielle de 2007 pour représenter les Français de l’étranger aux sénatoriales de fin septembre. Une décision déplorée par certains.

Ségolène Royal tient une petite revanche. Recalée lundi par le PS pour représenter les Français de l’étranger aux sénatoriales, l’ancienne candidate – qui maintient sa candidature – a reçu le soutien de nombreux socialistes, dont certains de premier plan. Dans la nuit de mercredi à jeudi, c’est l’ancienne ministre, et très populaire, Christiane Taubira qui lui a envoyé un message, accompagné d’une vidéo adressée aux «grands électeurs». «Je soutiens (Ségolène Royal) dans ce combat, ayant déjà partagé (avec elle) d’autres combats à forts enjeux sur la démocratie, l’égalité des droits, la dignité humaine, la protection de la planète. Je connais sa combativité. Je sais qu’elle vous servira», a assuré l’ancienne garde des Sceaux de François Hollande. L’extrait a été diffusé lundi matin sur la page Facebook de la candidate.

Taubira, Rabault, Delga…

Lors des journées parlementaires du PS à Montpellier mardi, Valérie Rabault a elle aussi affirmé soutenir Ségolène Royal. «Elle a été candidate pour notre camp à la présidentielle, il faut la respecter», a estimé devant quelques journalistes la présidente du groupe PS à l’Assemblée. Sur Twitter, Michael Delafosse, maire de Montpellier et proche de la future candidate à la présidentielle Anne Hidalgo, a aussi fait part de son «soutien». «Première femme à accéder au second tour de l’élection présidentielle, son engagement sur le climat, sur la place des citoyens dans les décisions, (sur) la nécessité de réaffirmer l’autorité par l’ordre juste… Une parole qui compte», a-t-il souligné. Carole Delga, présidente de la région Occitanie et à la tête de plateforme «Idées en commun» d’Anne Hidalgo, apporte également «son soutien» à l’ancienne ministre.

«Plein soutien à Ségolène Royal, qui a tant donné à la gauche et dont la voix sera précieuse au Sénat, face aux défis du climat et de l’écologie», a encore indiqué Guillaume Garot, député socialiste et ancien ministre de François Hollande. «Refuser à Ségolène Royal l’investiture des Français de l’étranger est inélégant et une faute politique car elle ne cédera pas, et peut faire perdre ce siège gagnable à un moment où il faut rassembler», a aussi souligné Jean-Christophe Cambadélis, l’ancien premier secrétaire du parti.

La direction du PS – qui a préféré soutenir le socialiste Yan Chantrel – avait justifié sa décision en estimant que la liste de Ségolène Royal n’était pas compatible. Parmi les raisons évoquées : la présence d’un certain Charles de Loppinot, ancien proche de François Fillon. «Personne ne m’empêchera de rassembler au-delà des étiquettes partisanes étriquées», avait répliqué au Figaro l’ancienne candidate à la présidentielle.

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Source [ Le figaro ]