DÉCRYPTAGE

C’est un anniversaire qui n’aurait jamais été célébré si le Covid-19 n’avait pas existé. Le plan de relance de 100 milliards d’euros fête ses 1 an. À cette occasion, un train de la relance stationne mardi gare de l’Est avant d’être à Amiens mercredi. Il va ensuite sillonner la France jusqu’au 2 octobre pour montrer concrètement aux Français a quoi sert cette enveloppe. Pas moins de 47 milliards d’euros ont déjà été dépensés et le gouvernement vise 70 milliards d’ici la fin de l’année pour aider les entreprises à relocaliser, décarboner ou encore exporter.

500.000 Français pour MaPrimeRénov’

Clairement, le dispositif fonctionne : dans notre quotidien, par exemple, ce sont plus de 2.000 bâtiments d’État qui sont en train d’être rénovés, essentiellement des facultés et des logements étudiants. Quelques commissariats ont également bénéficié d’une seconde jeunesse. Près de 500.000 Français ont quant à eux pu faire appel à MaPrimeRénov’, qui permet d’effectuer des travaux d’économie d’énergie à la maison.

Coté entreprises, plus de 9.000 ont bénéficié d’aides et l’argent arrive dans les temps, selon les professionnels contactés par Europe 1. Ce sera sans doute l’un des leviers essentiels de la croissance cette année, estimée à 6%.

Contrôler la dette ou aller plus loin ?

Certains s’inquiète toutefois de son cout faramineux, avec 100 milliards de dette. « Quand on voit aujourd’hui le déficit public, ça donne mal à la tête à une aspirine parce que distribuer de l’argent est quelque part un peu facile », peste Laurent Vronski, secrétaire général de Croissance Plus. « Mais comment est-ce qu’on va faire pour évaluer l’efficacité de ce plan de relance, surtout pour éviter les effets d’addiction ? »

Selon France Industries, il faut au contraire aller plus loin encore. Sur la décarbonation, par exemple, « on est en train de fabriquer une brique, mais il reste tout le mur à construire ». Ce sera l’un des enjeux du plan d’investissement qui doit être présenté prochainement.



Source Europe 1