C’est « humblement » que la maire de Paris, Anne Hidalgo, a présenté officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, ce dimanche à Rouen. L’élue PS veut offrir « un avenir à tous nos enfants » et « bâtir une France plus juste ».

Elle compte sur son  expérience à la tête de la Ville de Paris depuis 2014 pour convaincre les électeurs, notamment dans sa gestion des attentats de Paris ou pendant la crise sanitaire. « Je sais combien l’exercice du pouvoir est difficile », souligne la candidate en se déclarant « prête » à assumer la fonction suprême.

L’entrée en lice de l’élue socialiste, qui s’ajoute à la liste déjà longue des candidatures à gauche, était largement attendue. Sans jamais citer le président sortant Emmanuel Macron, Anne Hidalgo a porté un jugement sévère sur l’actuel quinquennat qui s’achève. Elle se déclare ainsi « inquiète » des inégalités « qui se creusent »  et des libertés qui se « réduisent comme peau de chagrin ». Et de se porter garante du modèle républicain qui  permis à la jeune espagnole immigrée en France à l’âge de 14 ans d’accéder à la mairie de Paris.

L’écologie, axe central de sa campagne

Elle accuse également Emmanuel Macron d’avoir tourné le dos à l’écologie. Anne Hidalgo a donc esquissé les grandes lignes d’un programme axé sur l’écologie et la réduction des inégalités, programme qui sera détaillé dans un livre à paraître mercredi prochain , « Une femme française ».

Elle promet notamment de décarboner l’économie française et de réindustrialiser la France, en estimant que l’écologie « ne sont pas des solutions de renoncement ».  Par ailleurs, elle propose d’ouvrir de vastes négociations sociales, par branche, en vue d’augmenter les salaires, et de créer de nouveaux métiers grâce à l’écologie. Elle avait déjà fait sensation en proposant de doubler les salaires des enseignants en cinq ans.

Sa campagne ne risque pas d’être une promenade de santé. Elle est autant attaquée sur sa gauche que sur sa droite, d’autant que sa politique municipale est vivement critiquée sur la sécurité, l’hygiène et les mobilités. Elle est actuellement crédité de 5 % des intentions de vote par les sondages, ou 13% en l’absence d’un candidat écologiste. Anne Hidalgo a prévenu qu’elle ne comptait pas lâcher les rênes de Paris pendant la campagne.

(avec agences)