Les sous-pixels de la dalle LCD VA à peine visibles sous le filtre optique.

Les sous-pixels de la dalle LCD VA à peine visibles sous le filtre optique.

Le fameux filtre optique.

Le fameux filtre optique.

Le Sony XR-75Z9J exploite bien une dalle LCD de type VA (Vertical Alignment). La structure des sous-pixels est assez difficile à observer à cause du filtre optique qui permet d’améliorer les angles de vision au détriment du contraste natif, en baisse. En effet, nous avons mesuré une perte de luminosité moyenne de seulement 46 % sur les côtés à 45°, alors qu’elle atteint environ 70 % sur un téléviseur LCD VA classique comme le TCL 65C825 ou le Samsung QE65Q80A. Pour trouver mieux, il faut se tourner vers les modèles LCD très haut de gamme comme le Samsung QE75Q950TS (35 % de baisse) ou les modèles Oled (25 %).



Depuis 2019, le mode Expert est désormais celui qui offre la meilleure qualité d’image. Nous avons mesuré un delta E moyen de 1,9 — inférieur à 3, seuil sous lequel l’œil ne perçoit plus les dérives — qui permet de considérer les couleurs comme parfaitement fidèles à celles de la source. La courbe de température est stable sur l’ensemble du spectre et la température moyenne des couleurs mesurée à 7180 K est suffisamment proche des 6500 K de la norme vidéo. La gestion des niveaux de gris (gamma) est globalement très bonne (moyenne de 2,37 et belle stabilité). En revanche, le contraste mesuré à 3145:1 avec le rétroéclairage dynamique activé tombe à seulement 1900:1 en natif. La faute au filtre optique qui diffuse la lumière sur les côtés pour augmenter les angles de vision. Avec le rétroéclairage dynamique activé (comme c’est le cas par défaut), le contraste est suffisant, mais on peut alors apercevoir du blooming qui est accentué par le manque de réactivité du système de rétroéclairage.

Le moteur de mise à l’échelle Conversion 8K XR de Sony fonctionne à merveille avec des contenus Ultra HD. Ces derniers disposent d’assez de détails pour permettre de gagner en précision. L’image 8K semble ainsi plus détaillée que la version native, car le moteur essaye d’augmenter la netteté et le micro-contraste. La mise à l’échelle est réalisée en mode d’image Standard — puisqu’en mode Expert, le moteur XR Super Resolution est désactivé. Avec du contenu Full HD 1080, on commence à ressentir un effet de flou sur les images. Le rendu global est encore assez bon, mais on conseille d’alimenter un téléviseur 8K avec du contenu Ultra HD pour profiter au mieux de cette abondance de pixels.

La technologie XR Motion Clarity fonctionne parfaitement en mode automatique et permet d’améliorer la netteté des objets en mouvement. En mode Expert, il n’est pas très efficace et il faut pousser le Motion Flow pour retrouver une image plus nette, directement visible dans le mode standard par exemple.

Comme les autres téléviseurs haut de gamme de Sony, ce Bravia XR-75Z9J est compatible avec le HDR10, le HLG, et le Dolby Vision. Cependant, il ne prend pas en charge le HDR10+ promu par Samsung et Panasonic. Petite précision de taille, les ports HDMI des téléviseurs sont configurés par défaut en 8 bits. Pour les débrider, il faut se rendre dans Paramètres > Visionnage de la télévision > Entrées Externes > Format du signal HDMI > Format amélioré.



Le rendu HDR est excellent. Le Display Tone Mapping utilisé par Sony suit parfaitement la courbe de référence (en jaune) jusqu’aux capacités maximales du téléviseur. En revanche, le téléviseur ne lisse pas la courbe afin de conserver des détails dans les scènes très lumineuses. Nous avons mesuré le Delta E moyen à 2,3. Les couleurs HDR peuvent être considérées comme fidèles à celles envoyées par la source. Plus impressionnant, le pic de luminosité est mesuré à 2260 cd/m², un chiffre largement supérieur à celui mesuré sur les téléviseurs Oled (environ 750 cd/m²) et même aux autres téléviseurs LCD du marché. Ce pic de luminosité met en valeur les contenus HDR avec une très belle dynamique de l’image, mais il faut tout de même composer avec un contraste limité.
Du côté de la couverture colorimétrique, c’est plutôt classique avec la restitution de 90 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 — majoritairement utilisé par les contenus Ultra HD — et 66 % des couleurs de l’espace Rec.2020, pas encore exploité faute de matériel couvrant suffisamment cet espace.

Le temps de rémanence mesuré à 12 ms est très bon pour un téléviseur LCD et se traduit par assez peu d’effet de flou derrière les objets en mouvement. Les meilleurs LCD du marché, comme les Samsung QE65Q80A ou Sony KD-65XH9096 descendent à 11 ms, mais aucun TV LCD ne peut concurrencer les téléviseurs Oled dont le temps de rémanence est quasi nul (0,1 ms). Du côté du retard à l’affichage, Sony est un peu à la traine par rapport à la concurrence puisqu’il n’arrive pas à descendre sous les 16 ms (moins d’une image de retard à 60 Hz). Le retard mesuré à 21 ms reste très bon pour le jeu vidéo et il n’y a quasiment aucun décalage entre l’action effectuée à la manette à sa répercussion à l’écran.

Colorimétrie HDR – Mode jeu

Colorimétrie HDR – Mode jeu

Comme souvent chez Sony, le mode Jeu est tout simplement parfaitement calibré, que ce soit en SDR ou en HDR.

Ce téléviseur dispose de quatre entrées HDMI, dont trois compatibles HDMI 2.1 4K 120 Hz, ALLM (Auto Low Latency Mode) qui autorise le passage automatique en mode jeu et l’eARC (le retour audio amélioré). Le HDMI 4 est également compatible avec les signaux 8K 60 Hz. Comme les autres téléviseurs Sony, ce modèle est annoncé compatible VRR (Variable Refresh Rate) via une future mise à jour. Pour l’instant, il n’est donc pas possible de profiter du VRR sur Xbox One et Xbox Series (la PS5 n’exploite pas encore le VRR).

Le très grand Sony Bravia XR-75Z9J

Le très grand Sony Bravia XR-75Z9J

Le design du téléviseur Sony Bravia XR-75Z9J est assez classique et passe-partout. Les finitions sont impeccables, ce qui n’est pas vraiment une surprise sur ce modèle haut de gamme.

Les bords d'écran.

Les bords de l’écran ne sont pas particulièrement fins, mais l’assemblage est parfaitement réalisé. Notons que le cadre extérieur est utilisé pour diffuser les hautes fréquences du système audio via 4 tweeters placés sur les côtés.

Le téléviseur de face et de profil.

Le téléviseur de face et de profil.

Le système de rétroéclairage Full Led composé de 400 zones est assez encombrant et le téléviseur en lui-même affiche une épaisseur de 8 cm. L’encombrement sur le meuble TV est pour sa part toujours lié à celui des pieds, dont la profondeur est ici de 42,8 cm. Ce modèle peut tout juste se poser sur notre meuble TV de référence qui mesure pourtant 160 x 40 cm (les pieds dépassent légèrement derrière).

Les différentes positions des pieds. ©Sony

Les différentes positions des pieds. ©Sony

Les pieds peuvent être placés au centre — comme nous l’avons fait —, mais aussi aux extrémités du téléviseur. Dans cette dernière position, ils peuvent être positionnés différemment afin de surélever le téléviseur de quelques centimètres afin de positionner une barre de son.

L'arrière du téléviseur sans les caches.

L’arrière du téléviseur sans les caches.

Le même entièrement caréné.

Le même entièrement caréné.

L’arrière du téléviseur est entièrement caréné afin de masquer la connectique. Les câbles circulent à l’arrière via des guides. C’est assez basique, mais efficace. En revanche, il n’y a pas de système de clip sur les pieds. Les pas de vis à l’arrière sont compatibles avec les supports muraux VESA 400 x 400.

La connectique

La connectique « enceinte centrale » et le port HDMI 4 (8K 60 Hz).

Le reste de la connectique.

Le reste de la connectique.

La connectique se compose de quatre HDMI dont trois HDMI 2.1 (4K 120 Hz, ALLM, eARC, mais pas encore VRR), trois ports USB dont deux sur le côté et un USB 3.0, un port Ethernet, une sortie audio numérique optique, une sortie casque, une entrée composite (en jaune), un port PCMCIA (Interface commune CI+), un connecteur d’antenne râteau et un connecteur satellite. Il dispose d’un double tuner DVB-T/T2 (TNT), DVB-S/S2 (satellite) et DVB-C (câble). Il embarque également le Wi-Fi 802.11a/b/g/n/Ac ainsi que le Bluetooth 4.2 pour la connexion avec un périphérique audio sans fil (casque ou enceinte).

Ce téléviseur embarque Google TV — une version relookée d’Android TV — qui conserve heureusement toutes les apps d’Android TV et met l’accent sur les contenus. Le système agrège ainsi tous ceux auxquels il a accès et auxquels on est abonné, que ce soit les contenus gratuits (YouTube, France TV, Arte, Molotov…) ou payants (MyCanal, Netflix, OCS, Amazon Prime, Disney+, etc.) afin de proposer des choix en fonction des goûts, quelle que soit la plateforme. Le système Google semble enfin arriver à maturité. Il est fluide et réactif, les plantages et autres gels semblant relégués au passé.

Les micros intégrés pour un contrôle mains-libres.

Les micros intégrés pour un contrôle mains-libres.

Comme le ZF9, l’AG9 et l’A90J, le Sony Z9J intègre deux micros à la base du téléviseur. Ils permettent d’utiliser l’Assistant Google sans télécommande. La fonction « Ok Google » est utilisable même quand le téléviseur est éteint et il est donc possible de l’allumer sans les mains, simplement en prononçant la phrase « Ok Google, allume la TV ». Nouveauté cette année, il est possible de désactiver le micro grâce à l’interrupteur situé au niveau de la connectique.

Comme sur tous les téléviseurs Android TV, le premier démarrage est plus long. Il faut ici compter 45 secondes. Ce démarrage commence dès le branchement au secteur. Le téléviseur affiche le logo Sony pendant 20 à 25 s puis le logo Android apparaît ensuite. Le démarrage est beaucoup plus long que celui des systèmes Tizen de Samsung ou WebOS de LG, qui eux démarrent en moins de 5 secondes. Heureusement, le téléviseur sort de veille en seulement 3 secondes, tout en consommant moins d’un watt en veille (si la fonction mains libres est désactivée). Comme souvent, la mise en veille est instantanée.

La télécommande de jour.

La télécommande de jour.

Et de nuit grâce à son capteur de mouvement, de luminosité et ses touches rétroéclairées.

Et de nuit grâce à son capteur de mouvement, de luminosité et ses touches rétroéclairées.

Inaugurée l’année dernière, la télécommande haut de gamme avec micro et touches rétroéclairées est bien évidemment de la partie. Le système de rétroéclairage automatique des touches est activé grâce à un capteur de luminosité et de mouvement. C’est probablement l’une des meilleures intégrations de ce système sur une télécommande grand public. Le micro complète ou se substitue à ceux qui sont intégrés au téléviseur.



Source [ Les numériques ]