Une boule ou une grosseur qui apparait sur le corps est une source d’inquiétude. On fait le point.

Ne pas confondre kyste et ganglion

Les kystes sont des poches en forme de boule remplies de liquide, de gaz, ou d’une substance plus ou moins solide. Ils se développent dans un organe. Par définition, ils restent bénins, mais ils peuvent perturber le fonctionnement de l’organe touché. De plus, la pression exercée sur les tissus adjacents peut engendrer des complications et certaines formes douloureuses sont associées à des tumeurs pouvant être malines. Les kystes les plus fréquents sont sur la peau.

« C’est le cas de ces boules blanches microscopiques que l’on trouve sur le visage. D’autres sont découverts lors d’une radiographie ou d’une écho­graphie des seins, des ovaires, des reins ou des genoux », dit la Dre Sylvaine Le Liboux, médecin généraliste.

Les ganglions appartiennent au système lymphatique, avec une mission : nous défendre. Les ganglions lymphatiques abritent une famille de globules blancs, les lymphocytes, et filtrent les déchets, les microbes et les cellules endommagées, dont les cellules cancéreuses, de la lymphe. On ne les sent en général que lorsqu’ils se mettent à gonfler (adénopathie).

Où se situent le plus souvent les kystes et ganglions ?

Les principales localisations des kystes

  • Kyste au visage (kyste sébacé)
  • Kyste au  poignet (kyste synovial)
  • Kyste au sein
  • Kyste au rein
  • Kyste à l’ovaire
  • Kyste au niveau d’un poil interfessier (kyste pilonidal)
  • Kyste au genou (à l’arrière)

Les principales localisations des ganglions

  • Ganglion au cou
  • Ganglion à l’aisselle
  • Ganglion à l’abdomen
  • Ganglion à l’aine

Quelles sont les causes d’un kyste ? d’un ganglion

Elles sont nombreuses. Elles peuvent résulter d’un dérèglement hormonal, d’une émotion forte, d’un traumatisme ou d’un choc, d’un excès de sédentarité, d’une irritation ou encore de frottements répétés sur la peau pendant des séances de sport par exemple.

Les causes de ganglions qui grossissent

« Ils traduisent une agression de l’organisme : le plus souvent, une inflammation ou une infection. Dans les cas les plus graves, c’est un signal d’alarme qui indique la présence d’une maladie auto-immune ou d’une tumeur », explique le Dr Jean-Louis Bensoussan.

Si l’adénopathie n’est présente que sur une seule zone, il s’agit d’une inflammation locale ou d’une infection ciblée. Si elle concerne plusieurs zones, c’est le signe d’une infection générale, par exemple à staphylocoque, d’une mononucléose, d’une hépatite virale, ou encore d’une toxoplasmose. Plus rarement, il peut s’agir d’une tumeur des ganglions (lymphome) ou d’une atteinte de la moelle osseuse.

Kyste ou ganglion : quand consulter ?

En fonction de leur nature, de leur localisation et de leur persistance, ces boules peuvent indiquer une maladie.

  • Les kystes : c’est toujours mieux d’en discuter avec son médecin. Ceux situés sur la peau peuvent être retirés chirurgicalement. Ceux présents au niveau des seins (kystes mammaires) doivent faire l’objet d’une surveillance médicale régulière afin de s’assurer qu’ils n’évoluent pas en tumeur. « Dans les deux cas, on ne les retire que s’ils grossissent trop et qu’ils deviennent gênants », indique la Dr Le Liboux.
  • Les ganglions : dans la majorité des cas, leur gonflement ne dure pas plus d’une semaine. S’ils persistent davantage ou s’ils s’accompagnent de douleur, il faut consulter. « Seul un médecin pourra faire la différence entre un ganglion gonflé, douloureux mais bénin, d’un ganglion tumoral », souligne le Dr Bensoussan. Les petits, inférieurs à 5 mm, n’ont pas de caractère inquiétant. En revanche, les ganglions plus gros ou durs imposent des examens supplémentaires pour en connaître l’origine, afin de bénéficier d’un éventuel traitement.



Source [ Sante magazine ]