À Roubaix, le président a profité du «Beauvau de la sécurité» pour prononcer un discours très politique.

Une tape ; une caresse. La première, violente, pour les oppositions ; la seconde, «affectueuse», pour les forces de l’ordre. Le tout pendant une heure. En déplacement à Roubaix (Nord) mardi, pour y conclure le «Beauvau de la sécurité», Emmanuel Macron s’est livré à un véritable discours de politique générale. Celui d’un président sortant, d’abord, qui a longuement défendu son bilan. Celui d’un quasi-candidat, ensuite, qui a multiplié les annonces. Y compris sur le long terme, s’exprimant parfois à horizon de dix ans. Il faut dire que la «transformation de la violence» dans la société est telle qu’elle implique de «prendre des décisions profondes». Et de définir une «stratégie complète».

Cela passe bien sûr beaucoup par les actes. Mais aussi un peu par les mots. Il y a ceux que, vingt ans après, on ne doit plus jamais prononcer: «Il serait inadmissible de dire que la situation (d’insécurité) que l’on (nous) décrit serait simplement un “sentiment”.» Et il y a ceux, plus récents, que l’on regrette

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Source [ Le figaro ]