Les systèmes informatiques du prestataire technique de la primaire écologiste ont bloqué par erreur le vote de certains internautes.

Ils ont été facturés deux euros, somme demandée par EELV pour voter à la primaire du parti entre ce 16 et ce 19 septembre, mais ne pourront finalement pas participer au scrutin en raison d’une erreur informatique. Sur les réseaux sociaux, des sympathisants publient les captures d’écran d’un mail envoyé par l’équipe de la primaire écologiste à la présidentielle, relevait le JDD ce 16 septembre. Le message annonce le refus de leur vote.

« Nous avons le regret de vous informer que, suite à des contrôles de sécurité opérés par notre prestataire […], votre inscription à la Primaire des écologistes et votre droit de vote pour ce scrutin ont été suspendus. […] Aucun remboursement ne sera effectué » précise le message.

Des contrôles de sécurité en cause

Sur les quelque 120.000 internautes inscrits au scrutin, « plusieurs centaines » sont concernés, précise Hélène Hardy, déléguée aux élections chez EELV, auprès du JDD.

Selon ses explications, il ne s’agit pas d’un bug à proprement parler mais d’une limite dans le système de vérification du prestataire en charge de la plateforme technique, la société Neovote.

« Il n’est possible que de voter trois fois avec la même carte bleue. (…) Mais nous n’avons pas accès aux numéros complets de carte bleue, juste à ceux du début et de la fin. Il est probable que des similitudes de carte bleue aient amené à des faux doublons » explique ainsi Hélène Hardy à l’hebdomadaire.

Dans les faits, un internaute ayant la malchance de posséder une carte bleue affichant une partie de chiffres en commun avec celle de trois autres électeurs sera donc privé de vote.

La vérification portant sur les premiers chiffres de la carte bancaire est par ailleurs à fort risque de doublons, ces derniers étant liés à l’établissement bancaire émetteur et potentiellement commun à de nombreux électeurs.

Toujours d’après EELV, les organisateurs devraient prochainement renvoyer un mail supplémentaire pour expliquer la situation, bien qu’un remboursement des personnes lésées ne soit pas à l’ordre du jour.



Source [ BFMTV ]