CONTRE-POINT – Comme animé par une conscience évangélique, Emmanuel Macron veut croire que, face à l’Histoire, la vérité rend libre alors que la culpabilité enferme.

Peut-on guérir des mémoires blessées? Peut-on réparer les fautes commises au nom de la France? Le risque est toujours explosif quand l’autorité politique se pique de relire l’Histoire. De tous les présidents de la Ve République, Emmanuel Macron est celui qui s’est frotté le plus à l’exercice. Bien qu’il soit le plus jeunes d’entre tous. Ou précisément parce qu’il est vierge de toute mémoire historique personnelle. Né près de trente ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et quinze ans après la fin de la guerre d’Algérie, il sait qu’il dirige un pays qui n’est pas débarrassé de tous ses fantômes.

L’exercice est par nature périlleux mais il faut reconnaître au président Macron d’avoir rompu avec les facilités du candidat Macron. Sans doute est-ce même parce qu’il traîne comme un sparadrap ses maladresses de campagne sur l’absence de culture française ou l’assimilation univoque de la colonisation à un «crime contre l’humanité» qu’une fois à l’Élysée il s’est efforcé de se plonger dans

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Source [ Le figaro ]