Malgré une architecture peu commune sur laquelle nous reviendrons, le Dyson Omni-glide ne peut renier bien longtemps ses origines « Malmesburyennes ». En effet, les couleurs criardes sont toujours de la partie et on se retrouve donc avec un aspirateur-balai bien peu discret, visuellement parlant, mélangeant le violet, le rouge, le gris et le doré avec aussi peu de subtilité d’un groupe de punk-rock reprenant « My Way ».

Quand un anglais rencontre un autre anglais...

Quand un anglais rencontre un autre anglais…

Dyson oblige, les matériaux semblent de qualité, et malgré une apparence un peu plus fragile que celle d’un V10 de la même marque, par exemple, il paraît apte à endurer sans encombre de nombreux coups contre les murs ou de multiples chutes.

Afin de remplir son cahier des charges d’aspirateur-balai ultra agile, l’Omni-glide est forcément un modèle des plus légers. En mode aspirateur à main, il dépasse à peine le kilogramme (1,03 kg très exactement). Si on lui attache le tube d’aspiration ainsi que la tête d’aspiration très particulière, on atteint 1,78 kg ce qui en fait l’appareil le moins lourd de notre comparatif jusqu’ici ; juste derrière, on retrouve le Candy CAS-10 (2,13 kg en mode aspiration au sol) qui lui rend tout de même 350 grammes. En un mot comme en cent, il ne pèsera pas au bout du bras, même pendant les séances de ménages les plus longues.

Le secret de l'agilité de l'Omni-glide réside dans le dessous sa tête d'aspiration.

Le secret de l’agilité de l’Omni-glide réside dans le dessous sa tête d’aspiration.

On attendait ce modèle de Dyson au tournant sur sa maniabilité. Et les tournants, justement, l’Omni-glide sait les négocier à la perfection. Bref, ne tournons pas autour du pot, grâce en grande partie à sa tête d’aspiration particulière, c’est l’aspirateur-balai le plus agile, et de très loin, qui nous soit passé entre les mains. Et comme nous le verrons, cela a même une incidence sur l’efficacité d’aspiration. On peut le pousser, le tirer, effectuer des mouvements latéraux vers la gauche ou vers la droite et même de travers sans que jamais il ne se coince ou dérape. On se surprend même à lui imposer les mouvements les plus incongrus de rotation pour le plaisir du beau geste, et à se prendre pour le meilleur skater de l’esplanade du Trocadéro catégorie aspirateur-balai.

S’il est très simple à manipuler, l’Omni-glide est aussi très facile à maîtriser, puisque les commandes se résument à un duo de bouton. Le premier sert à allumer l’aspirateur, le deuxième à varier la puissance d’aspiration (deux niveaux disponibles). Sans que ce dénuement ne soit franchement gênant, nous aurions apprécié un peu plus de fonctionnalités, comme la possibilité de switcher d’une aspiration continue (la méthode utilisée par Dyson par ailleurs) à une aspiration fractionnée qui permet d’économiser la batterie.

Un panneau de commande réduit à sa plus simple expression.

Un panneau de commande réduit à sa plus simple expression.

Autre grief, l’Omni-glide ne donne aucune indication au sujet de l’autonomie restante, ne serait-ce qu’un trio de diodes. Même s’il est amené à être utilisé dans de très petits espaces (studio, pièce seule…), il est difficile d’anticiper un épuisement de la batterie intempestif.

En tant qu’aspirateur-balai au format stick, l’Omni-glide peut être stocké sur un socle mural. Néanmoins, en raison de sa poignée droite, il ne peut pas être accroché dessus et il faudra donc installer ce petit socle — dépourvu de tout système de rangement pour les accessoires d’ailleurs — à une hauteur bien précise pour que l’aspirateur-balai repose aussi au sol ; on a connu plus pratique. Heureusement, il est pourvu de connecteurs électriques et il peut donc servir au rangement et à la recharge.

Précisons tout de même qu’en raison de sa taille réduite, il est très simple de trouver un endroit où ranger l’Omni-glide : un fond de placard, même très encombré fera parfaitement l’affaire. Qui plus est, sa batterie — tout en longueur — est amovible. On peut donc l’extraire très facilement et y brancher directement le chargeur si la place manque chez soi.

Un aspirateur-balai bien équipé.

Un aspirateur-balai bien équipé.

Même si l’Omni-glide ne se voit pas affublé de l’épithète « Absolute » qui, chez Dyson renvoie à la panoplie complète d’embouts, il est fourni avec pléthore d’accessoires : un suceur plat coudé, un suceur long équipé d’une brossette escamotable, un suceur long à leds (pour éclairer les endroits exigu et sombre) et une minibrosse motorisée destinée à aspirer le dessus des sofas ou des tissus d’ameublement.

Le suceur lumineux remplit parfaitement sa mission.

Le suceur lumineux remplit parfaitement sa mission.

Nous étions assez peu confiants sur les capacités du Dyson Omni-glide sur les tapis à poils longs. En effet, la tête d’aspiration contient deux brosses rotatives, mais celles-ci sont deux brosses dites « Fluffy » ; elles sont intégralement revêtues d’une surface douce, mais n’ont pas de poils durs qui viennent battre les fibres et en expulser les détritus pour faciliter leur aspiration. D’un autre côté, cette tête hyper agile facilite grandement le ménage grâce aux mouvements latéraux qu’elle autorise. De plus, contrairement à de nombreuses brosses, elle ne rejette pas les détritus derrière elle. Les facultés d’aspiration de l’Omni-glide en sont donc décuplées.

Sur tapis à poils longs, il ne se débrouille pas si mal avec un taux d’efficacité de 89 % au niveau de puissance Normal. En enclenchant le mode Turbo, on atteint un très beau 91 % d’efficacité, ce qui est mieux que beaucoup d’autres aspirateurs-balais équipé d’une tête avec une brosse à poils durs.

Sur moquette fine, l’Omni-glide se comporte très bien et aspire 98 % des détritus en 30 secondes au niveau de puissance Normal. Bien évidemment, il récupère tous les déchets en 60 secondes. Le sol est immaculé en 30 secondes en passant en mode Turbo.

Le sol dur est le terrain de prédilection de l’Omni-glide. En mode Normal ou en mode Turbo, il atteint un taux d’efficacité de 100 % en 30 secondes.

En clair, malgré son architecture et sa brosse ramassées, l’Omni-glide fournit des performances d’aspiration équivalentes à celles de ses aînés.

Les ingénieurs de Dyson ont réussi un petit tour de force en équipant l’Omni-glide avec leur système de vidange « Point&Shoot », avec quelques contraintes cependant. Il faut ici appuyer sur le bouton rouge derrière le collecteur tout en poussant les parois vers le bas pour en profiter, alors que, sur les aspirateurs-balais classiques équipés de cette fonction, une simple pression assez forte sur le levier dédié suffit pour en profiter. Néanmoins, on maîtrise le processus assez rapidement et ce système évite d’avoir les mains maculées de poussières lors de la vidange du bac à déchets.

La filtration multicyclonique remplit son office avec brio. Après avoir fait avaler 20 grammes de poussière fine à l’Omni-glide et l’avoir laissé fonctionner quelques secondes le temps pour la matière de bien circuler dans le circuit d’air, nous avons pesé les filtres mousse et HEPA. Résultat, il n’avait pris aucune masse, ce qui signifie que le cacao a été intégralement retenu dans le collecteur. La poussière fine ne sature pas les filtres et l’Omni-Glide devrait conserver ses facultés d’aspiration, même sans un entretien trop régulier, que nous ne saurions trop vous conseiller cependant.

Le Dyson Omni-glide entièrement démonté.

Le Dyson Omni-glide entièrement démonté.

Malgré l’efficacité de la filtration multicyclonique, il est parfois nécessaire de nettoyer les filtres mousse et HEPA. Comme toujours chez Dyson, ils sont placés sur la partie en plastique violet transparent. Une fois retirée, il suffit de la passer sous l’eau pour donner une seconde jeunesse aux filtres.

Si la raclette en plastique qui racle le filtre grille ne suffisait pas à retirer tous les déchets, on peut retirer les parois transparentes en jouant avec le loquet en plastique rouge pour désolidariser le tout et faciliter l’accès à cette partie.

Le retrait de la brosse ne demande aucun outil.

Le retrait de la brosse ne demande aucun outil.

Enfin, on retire les deux brosses rotatives et le système d’engrenage en appuyant sur le bouton rouge — encore une fois — placé sur le dessus de la tête d’aspiration. Après en avoir retiré poils, fils et cheveux longs, on les replace très facilement dans leur logement.

Points forts

  • Agilité jamais vue jusqu’ici.

  • Excellentes capacités d’aspiration.

  • Filtration parfaite.

Points faibles

  • Pas de fonctionnalités annexes.

  • Très faible autonomie.

Conclusion

on a testé on a aimé

Si le Dyson Omni-glide ne s’impose pas dans les plus hautes sphères de notre comparatif, il le doit essentiellement à son autonomie par trop limitée. Car excepté ce petit écueil, il se montre efficace sur tous types de sols, tout en procurant une filtration parfaite. Qui plus est, sa maniabilité hors-norme n’est pas un simple gadget, mais plaide largement en sa faveur et facilite vraiment les séances de ménage tout en rendant la corvée bien plus agréable qu’avec un modèle plus classique.

Sous-Notes

  • Commodité d’emploi

  • Aspiration

  • Entretien

  • Bruit

  • Autonomie



Source [ Les numériques ]