Outre ses appareils photo, caméras et autres objectifs, Canon est aussi un géant de l’impression. Cela vaut pour les gros télécopieurs de bureau, les imprimantes domestiques, mais aussi, et on y pense moins souvent, pour les petites imprimantes photos nomades, à l’image de notre test du jour, la Canon Selphy Square QX10, dont le nom évoque le format carré (« square » en anglais) de ses tirages (6,5 x 6,5 cm).

La Canon Selphy Square QX10.

La Canon Selphy Square QX10.

Canon sur tous les fronts de l’impression nomade

Son catalogue est riche de modèles très différents : des imprimantes qui tiennent dans la poche, comme la Zoemini à papier ZINK, des modèles plus volumineux à l’image de la Selphy CP1300… Cette dernière, comme la CP1200 en son temps, a recours à un procédé de « sublimation thermique ». À l’inverse des autres imprimantes portables où l’encre est souvent située directement dans le papier, la sublimation thermique utilise de vraies petites cartouches d’encre.

Un petit monolithe.

La sublimation thermique, un bon compromis

D’ordinaire assez volumineuses, rares sont les imprimantes à sublimation thermique à pouvoir se glisser facilement dans un sac à main. On citera par exemple la PhotoBee de CIAAT, et aussi désormais la Selphy Square QX10 de Canon.

On apprécie le revêtement texturé et coloré.

On apprécie le revêtement texturé et coloré.

Ce modèle se place comme un compromis entre les imprimantes les plus compactes — à qualité d’impression approximative — et les appareils plus volumineux — meilleure qualité d’impression.

Prix et disponibilité

Commercialisée pour 149 € depuis mars 2020, la Canon Selphy Square QX10 vient se placer en concurrence avec la Kodak Photo Printer Dock ou encore la Fujifilm Instax Share SP-3. Si vous ne jurez que par la sublimation thermique, la plus encombrante Canon Selphy CP1300 peut aussi être une option.

Le gabarit réduit des imprimantes nomades leur permet habituellement de tenir dans une poche de pantalon. Ce n’est pas le cas de la Square QX10.

Pour les (très) grandes poches

Un petit sac s’avère nécessaire pour transporter ses 14 cm de long, 10 cm de large, et surtout les 3 cm d’épaisseur.

La Canon Square QX10 est plutôt épaisse.

La Canon Square QX10 est plutôt épaisse.

Un design élégant

Si le design des imprimantes portables fait rarement preuve d’originalité, certaines variantes de cette Canon dénotent quelque peu. Citons par exemple les versions roses et vertes (elle existe aussi en noir et en blanc) qui, associées à une façade supérieure texturée, offrent un certain cachet à un ensemble par ailleurs résolument classique.

Le port micro-USB.

Simple à utiliser

Ainsi, sur le dessus de l’imprimante, la touche d’alimentation jouxte les voyants de charge et de statut. Sur le flanc droit, on retrouve la trappe permettant d’insérer les cartouches d’encre et le port micro-USB de recharge. Notez qu’il n’est pas possible d’utiliser l’imprimante pendant la charge. Enfin, l’espace de stockage du papier est situé sous la machine.

La cartouche se glisse ici.

La cartouche se glisse ici.

L’association à un smartphone passe par le wifi, un protocole relativement plus lent qu’avec les imprimantes se connectant en Bluetooth. Pour utiliser l’imprimante, il faut passer par l’application Canon Selphy Layout, disponible sur iOS et Android. Une fois l’appairage effectué, il faut choisir l’image et le mode d’impression puis compter environ 15 secondes pour que l’information soit transmise à l’imprimante, et encore 45 secondes pour l’impression.

Le papier photo se met sous la machine.

Le papier photo se met sous la machine.

Cette dernière, sublimation thermique oblige, se déroule de façon un peu particulière — et bruyante : l’imprimante passe une première couche de couleur sur le papier. Ce dernier sort avant d’être « ravalé » pour répéter l’opération 3 fois avec les autres couleurs et le vernis, après quoi la photo est totalement prête. Un processus classique pour les imprimantes à sublimation thermique, mais qui pourra surprendre les non-initiés. Comme souvent avec ce type d’appareil, l’autonomie reste assez faiblarde et plafonne à une vingtaine d’images. Pour plus de précisions, vous pouvez consulter notre test de la Photobee de CIAAT, qui fonctionne comme cette Canon Square QX10.

Bien qu’un peu austère, l’application Selphy tient bien son rôle. Il est possible d’ajuster à l’envi l’image choisie, de faire quelques montages ou encore d’appliquer des filtres, cadres et autres dessins sur la photo originale. On ne retrouve pas les fonctions telle l’extraction d’une image depuis une vidéo, mais ce n’est pas rédhibitoire pour autant.

Une application plutôt complète.

Une application plutôt complète.

Le rendu des images issues de la sublimation thermique n’a rien à voir avec celui des imprimantes photo portables utilisant des films ZINK ou Instax. Le procédé se rapproche presque plus de l’impression à jet d’encre classique et propose ainsi des clichés de bien meilleure qualité. Trois couches de trois couleurs différentes (cyan, magenta et jaune) sont appliquées successivement sur le papier. Une dernière couche de vernis est finalement ajoutée pour protéger la photo.

Une bonne colorimétrie

La colorimétrie des tirages est plus fidèle que celle de la moyenne des autres imprimantes portables. Nous avons alors mesuré un delta E moyen de 5,8, ce qui place la Square QX10 tout près des meilleures imprimantes de bureau. Ordinairement, le Delta E des imprimantes portables tourne aux alentours des 10, et jusqu’à 15 dans le cas de l’Instax mini link de Fujifilm. Ce qui fait actuellement de la QX10 la meilleure élève de notre comparatif en termes de colorimétrie.

Une bonne colorimétrie.

À toutes fins utiles, nous vous rappelons que le plus le delta E est élevé, plus les couleurs imprimées s’éloignent des couleurs originales. On estime qu’il ne doit pas dépasser 3 pour que les dérives restent imperceptibles à l’œil.



Tirage de référence


Image issue de la Square QX10

Les clichés issus de la QX10 sont ainsi assez réussis. Certes, il faut prendre en compte le recadrage pour bien réussir son impression — format d’impression carré, rappelons-le —, mais sinon, nous sommes face à des images précises et de très bonne qualité pour de l’impression portable. Le résultat rivalise parfois avec des tirages réalisés à l’aide d’une imprimante plus classique. À l’instar des clichés obtenus avec une Kodak Photo Printer Dock, on regrette juste un certain lissage, mais qui n’a finalement que peu d’impact sur un si petit tirage.



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Source [ Les numériques ]