La SNCF veut lancer au printemps 2022 des trains grandes lignes classiques, roses, à bas prix sur Paris-Lyon et Paris-Nantes, qui seront exploités par une nouvelle filiale sur le modèle des TGV low-cost Ouigo, a-t-elle annoncé jeudi. « Ouigo Vitesse Classique » proposera deux allers-retours quotidiens entre Paris-Bercy et Lyon-Perrache via Villeneuve-Saint-Georges, Melun, Dijon, Chalon-sur-Saône et Mâcon en 4 heures 45 à 5 heures 15 de bout en bout, et trois allers-retours entre Paris-Austerlitz et Nantes via Juvisy, Massy-Palaiseau, Versailles, Chartres, Le Mans et Angers ou Juvisy, Les Aubrais, Blois, Saint-Pierre-des-Corps, Saumur et Angers, le tout en 3 heures 30 à 4 heures 15.

Ces liaisons à classe unique seront assurées par des voitures Corail rafraîchies et repeintes en rose, « avec des prix très bas et fixes, jusqu’au dernier moment », a relevé Alain Krakovitch, le directeur de Voyages SNCF (les grandes lignes). Comme pour Ouigo, les billets seront uniquement commercialisés sur internet : ils coûteront entre 10 et 30 euros selon la période – en pointe ou heures creuses – et la destination, et 5 euros pour les enfants, avec des options comme pour les bagages.

Vendre 65% des billets à moins de 20 euros

L’ambition est de vendre 65% des billets à moins de 20 euros, selon Alain Krakovitch. « C’est du train en plus. Notre objectif, c’est vraiment de prendre des parts de marché à la route » – FlixBus, BlaBlaCar et voitures individuelles -, a expliqué Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs (la filiale qui fait rouler les trains). Le nouveau service, successeur des « Intercités 100% Eco » qui ont circulé sur diverses destinations entre 2010 et 2020, doit proposer un service de « snacking » en vente ambulante. 

Ouigo Vitesse Classique sera exploité par une nouvelle filiale à 100% de SNCF Voyageurs, baptisée Oslo et employant « près de 80 personnes » (volontaires), avec une utilisation plus intensive du matériel et une réorganisation du travail rendant les agents plus polyvalents. Il s’agit d’une « expérimentation », le nouveau service étant prié d’être rentable en deux ans, a noté Christophe Fanichet.



Source Europe 1