Côté design, la V3 évolue très peu par rapport au modèle précédent. On pourrait même les considérer jumelles au premier abord. Tout y est, les dimensions (130 x 60 x 45 mm), la coque noir mat légèrement rugueuse, quelques lignes brillantes et le revêtement antidérapant de part et d’autre de la souris. Le résultat est donc toujours aussi solide et soigné.

À gauche, la V2 ; à droite, la V3.

À gauche, la V2 ; à droite, la V3.

La souris étant presque identique, l’ergonomie n’évolue pas et on retrouve l’excellente préhension de la Basilisk et de son design légèrement en biais qui suit la forme naturelle de la main. Elle est donc toujours uniquement destinée aux droitiers.

Cette V3 est toujours aussi confortable, ici en palm grip.

Cette V3 est toujours aussi confortable, ici en palm grip.

Une fois branchée via son câble USB-A en paracorde, la souris révèle le changement esthétique majeur qu’apporte cette troisième version : l’éclairage RGB situé au niveau du socle. Une bande de leds réparties sur neuf zones fait le tour d’une bonne partie de la souris. Avec l’éclairage de la molette et du logo, cela porte le nombre de zones personnalisables à 11. Comme toujours, les couleurs et les effets peuvent être réglés directement dans l’onglet Studio du logiciel Razer Synapse.

La V3 embarque bien plus de leds RGB.

La V3 embarque bien plus de leds RGB.

Les fans de RGB seront évidemment ravis, mais même pour les adeptes de la sobriété, ces nouvelles leds ne sont pas trop tape-à-l’œil. Elles ne se voient pas vraiment directement et on observe plutôt le halo projeté sur le tapis. Il est de toute manière loisible de régler la luminosité dans le logiciel, voire de tout éteindre.

L'éclairage est paramétrable dans le logiciel Razer Synapse.

L’éclairage est paramétrable dans le logiciel Razer Synapse.

Pour différencier les deux Basilisk, on peut également se pencher sur le bouton “sniper” situé au niveau du pouce. Amovible sur la V2, Razer a choisi de le fixer sur cette nouvelle version. L’argument avancé par la marque est que les joueurs ne s’embêtaient pas à l’enlever en règle générale. On peut aussi estimer que le tout est désormais plus résistant et évite la perte du bouton par mégarde. Il est cependant un peu court et risque d’être difficilement accessible aux petites mains.

Le bouton “sniper” n'est plus amovible.

Le bouton “sniper” n’est plus amovible.

Pour les néophytes, ce bouton permet d’abaisser fortement la sensibilité du capteur pour ajuster un tir ; très utile pour améliorer la précision des snipers, donc.

Sinon, on retrouve au total les 11 boutons déjà présents sur la V2 (10 plus celui situé sous le socle) : les boutons principaux à interrupteurs optiques-mécaniques toujours aussi véloces et garantis pour 70 millions de clics ; les deux boutons de la tranche gauche ; ceux de la molette (le clic plus les deux horizontaux) ; le bouton placé sous la souris qui permet de changer le profil de personnalisation préenregistré ; ainsi que les deux boutons situés devant la molette. L’un d’eux sert à modifier la sensibilité du capteur, tandis que l’autre débraye la molette pour un défilement lisse ou cranté.

La souris dispose de 11 boutons au total.

La souris dispose de 11 boutons au total.

C’est là que Razer a opéré un autre changement sur ce modèle. Si le défilement lisse était auparavant limité, il est désormais totalement libre, comme le fait Logitech sur certaines de ses souris. Cette technologie nommée (sobrement) HyperScroll Tilt Scroll Wheel se révèle très pratique, notamment en utilisation bureautique pour faire défiler rapidement une page, par exemple.

De plus, Razer a doté la molette d’une autre fonctionnalité baptisée cette fois “smart-reel mode” (ou molette intelligente en français). Elle offre une gestion automatique du défilement : cranté quand il est lent ou libre si on accélère le mouvement. Le tout fonctionne bien et s’avère très agréable au quotidien. Ce mode est désactivé par défaut dans Razer Synapse et il faudra penser à l’activer manuellement.

La nouvelle molette à défilement libre est bien pratique.

La nouvelle molette à défilement libre est bien pratique.

Sous la souris, nous sommes en terrain connu avec les patins de glisse en PTFE qui assurent une bonne fluidité sur le tapis. Le bouton de sélection des profils a été déplacé, tandis que la petite roue permettant de régler la résistance de la molette a disparu avec l’arrivée du défilement libre.

Les patins en PTFE assurent une bonne glisse.

Les patins en PTFE assurent une bonne glisse.

Attention toutefois : notez que ces améliorations ont fait prendre quelques grammes à la souris qui passe de 92 g à 101 g (sans câble). Elle ne boxe donc clairement pas dans la catégorie des poids plumes.

Points forts

  • Excellent capteur optique.

  • Prise en main confortable.

  • Finitions soignées.

  • Nouvelle molette très pratique.

  • Personnalisation RGB étendue.

  • Câble très souple qui se fait oublier.

Points faibles

  • Bouton sniper un brin court.

Conclusion

5 étoiles par LesNumériques.com

Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Avec cette V3, Razer ne révolutionne pas sa Basilisk, mais améliore encore un peu plus la formule avec une personnalisation RGB plus poussée et réussie. Surtout, la nouvelle molette à défilement libre et “intelligent” s’avère très pratique au quotidien et la souris n’en est que plus polyvalente. Elle peut ainsi s’atteler non seulement au gaming pur, mais aussi à la bureautique. Un sans-faute pour les utilisateurs qui souhaitent une souris octroyant une bonne prise en main, un design travaillé et une grande précision. Pour plus de légèreté, il faudra cependant se tourner vers un autre modèle.



Source [ Les numériques ]