C’est une annonce fracassante comme le régime Nord-coréen aime les faire. Par la voix de Kim Yo Jong, soeur du dirigeant Kim Jong Un, Pyongyang a annoncé qu’il était prêt à discuter des conditions d’un sommet inter-coréen. Kim Yo Jong a indiqué que cette proposition ne serait possible qu’à condition de garantir un respect mutuel entre les deux pays.

« Je pense que c’est seulement lorsque l’impartialité et une attitude de respect sont maintenues qu’il peut y avoir une compréhension fluide entre le Nord et le Sud », a expliqué Kim Yo Jong, dans des propos rapportés par l’agence de presse d’Etat KCNA.

Officiellement en guerre

Selon elle, il est possible de mettre un termes à un conflit qui dure depuis la partition de la Corée après la guerre de 1950-1953. Pour rappel, cette guerre s’était achevée sans traité de paix. Ainsi, les deux Corées sont officiellement toujours en guerre. Et Washington stationne toujours des troupes le long de la frontière, côté Corée du Sud. Selon la soeur de Kim Jong Un, un sommet bilatéral permettrait « le rétablissement du bureau de liaison inter-coréen et du sommet inter-coréen, sans parler d’une déclaration mettant fin à la guerre ».

Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président sud-coréen Moon Jae-in a renouvelé son appel en faveur d’une fin officielle de la guerre tout en soulignant que le temps pourrait venir à manquer, son mandat prenant fin en mai.

Le programme nucléaire, point de blocage pour Washington

Les tentatives de reprises de discussions entre les deux parties sont régulièrement interrompues ou empoisonnées par les velléités de Pyongyang de se doter de l’arme nucléaire, et d’un arsenal balistique de longue portée qu’il exhibe à travers des essais spectaculaires. Les Etats-Unis ont toujours mis comme préalable à la fin de la guerre, le renoncement par la Corée du Nord de son programme nucléaire militaire. Le rapprochement entre le président Donald Trump et Kim Jong Un en 2018 n’avait pas permis de lever les réserves américaines.