DÉCRYPTAGE – Le départ d’Angela Merkel place le chef de l’État en première ligne sur la scène européenne.

Le trajet a changé de sens. Pendant seize ans, c’est de Paris à Berlin que les candidats à l’élection présidentielle faisaient le voyage pour rencontrer Angela Merkel et la rassurer sur leur orientation européenne. Cette fois, c’est de Berlin à Paris que les prétendants à la chancellerie ont fait le déplacement pour rencontrer Emmanuel Macron et nouer le premier contact.

Avec le départ d’Angela Merkel, le centre de gravité du couple franco-allemand s’est déplacé. Il siège désormais à l’Élysée. De quoi placer Emmanuel Macron en position de force à la veille de la présidence française de l’Union européenne. «Il n’y a pas de leadership, nuance-t-on dans l’entourage du chef de l’État. Ce dont l’Europe a besoin c’est de stabilité. Ce qui fait la force du couple franco-allemand, c’est sa force d’entraînement.» Elle a tourné à pleine puissance pendant la crise sanitaire grâce aux bonnes relations nouées entre Emmanuel Macron et Angela Merkel.

«Une réelle confiance»

Hors sommets internationaux type G7, G20 ou ONU, hors

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Source [ Le figaro ]