Des mesures de protection particulières vont devoir être mises en place dans les entreprises. Télétravail et activité partielle resteront parfois possibles.

C’est une évolution rendue possible par les progrès de la couverture vaccinale. À partir de ce lundi 27 septembre, les salariés vulnérables, identifiés comme présentant le risque de développer une forme grave de Covid-19 par les Haut conseil à la santé publique (HCSP), vont pouvoir reprendre leur activité professionnelle sur leur lieu de travail.

Protégées depuis le 20 mai 2020 par le protocole sanitaire, ces personnes pouvaient opter pour le télétravail ou être placées en activité partielle lorsque l’exécution de leurs tâches n’était pas possible à distance. Prioritairement vaccinées, elles peuvent désormais, conformément à l’avis du HCSP, revenir sur site à certaines conditions.

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Protection renforcée

Les entreprises sont néanmoins tenues de respecter des mesures de protection renforcées pour permettre ce retour. Concernant l’agencement du poste de travail, la mise à disposition d’un bureau individuel ou l’installation de dispositifs limitant les risques (écrans de protection, horaires décalés) sont demandées. Dans la mesure du possible, le matériel ne devra pas être partagé avec les autres salariés, et dans le cas contraire désinfecté. Les conditions de trajet domicile travail pourront également être adaptées, notamment en ce qui concerne les heures d’arrivée et de départ. Enfin, l’employeur devra être très vigilant sur l’application des gestes barrières et fournir des masques en nombre suffisant.

Certificat médical

Si la majorité des salariés fragiles doit ainsi pouvoir retrouver une vie professionnelle plus normale, des dérogations resteront possibles. Un décret publié le 9 septembre permet en effet de maintenir le bénéfice de l’activité partielle ou du télétravail à 100% pour les personnes justifiant d’une «situation particulière de risque» et qui «ne pourraient trouver de réponse suffisante dans les mesures de protection mises en œuvre sur le lieu de travail», précise le ministère du Travail. Le texte recense plusieurs cas liés à la profession comme l’occupation d’«un poste exposé à de fortes densités virales», ou à la personne elle-même tel qu’une «contre-indication à la vaccination». Un certificat médical sera alors demandé au salarié.

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Source [Le figaro ]