L’actrice Ashley Romans et la scénariste Eliza Clark évoquent à notre micro la nouvelle série « Y, le dernier homme », d’après le comic-book éponyme, à retrouver dès à présent sur Disney Plus !

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Quel aspect de la série vous a le plus intéressé ?

Ashley Romans (Agent 355) : Je ne pouvais pas passer à côté du rôle de l’Agent 355, elle est tellement bad-ass ! Elle est pleine de contradictions et de conflits intérieurs ce qui la rend fascinante. D’ailleurs, je crois que tous les personnages de cette série sont confrontés à des conflits intérieurs qui reflètent le système totalitaire dans lequel ils évoluent.

Cette série aborde le thème de la liberté et nous interroge sur sa signification. ‘Qui êtes-vous vraiment sans votre oppresseur ? Et qui voulez-vous être dans ce nouveau monde en transition, en ébullition ?’ C’est vraiment une série fascinante qui interroge sur la condition humaine et sur le futur de l’humanité.

En quoi la série fait-elle écho à la société d’aujourd’hui ?

Eliza Clark (créatrice de la série) : A l’instar de la bande-dessinée de Brian K. Vaughan et Pia Guerra, cette série aborde la thématique de l’identité personnelle. Nous voyons également dans la série comment un système totalitaire peut manipuler cette identité. C’est donc une réflexion sur l’influence des suprématistes blancs et sur le patriarcat, mais également sur les excès d’un monde capitaliste.

Ce sont des sujets auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. Nous ignorons quelle influence ces totalitarismes ont sur notre personnalité. Ce qui m’intéresse avec cette série, c’est d’étudier l’impact de cette société totalitaire sur les personnages et voir en quoi leurs décisions vont impacter leur positionnement à l’encontre de cette société.

Je pense que toutes ces questions sont encore plus présentes avec le Covid qui a engendré encore plus d’inégalités entre ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien. Cette série a été en avance sur notre époque, en évoquant ce qui pourrait nous arriver si nous laissons un système totalitaire nous priver de nos libertés les plus fondamentales.

La série a connu un long développement, comment expliquez-vous ces nombreux reports ?

Eliza Clark : J’ai lu les comics pour la première fois en 2009 sur les conseils d’un ami qui est devenu depuis mon mari. Cela m’a pris douze ans pour adapter ces livres car à l’époque je n’étais qu’une simple assistante. Mais cela m’a permis de gagner en maturité pour développer une oeuvre plus réfléchie et mieux structurée.

Pendant ces douze années le monde a certes changé, mais de nombreuses choses sont restées les mêmes. L’aspect principal que j’ai voulu mettre en avant c’est la notion de diversité sous toutes ses formes. La série explore davantage ce thème que les bandes dessinées.

Notre série représente vraiment toute la diversité des individus qui peuplent aujourd’hui le monde. Je pense qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour arriver à un meilleure représentation des genres, à une vraie forme d’égalité et à un meilleur respect des libertés individuelles.

 



Source [ Allociné ]