Le drame familial «Les intranquilles», le nouveau film de Sean Penn «Flag day», la comédie burlesque «Cette musique ne joue pour personne», l’ovni cinématographique «Guermantes» signé Christophe Honoré, et le film d’horreur «Candyman»… Voici cinq longs-métrages à découvrir au cinéma ce mercredi 29 septembre.

«Les intranquilles», de Joachim Lafosse

Un équilibre fragile. Damien (Damien Bonnard), artiste-peintre heureux et fougueux, vit de sa passion dans son mas de Provence en compagnie de sa femme Leïla (Leïla Bekhti) et de leur fils Amine. Mais derrière cette image d’Epinal se cache une réalité bien plus dramatique. Damien est maniaco-dépressif. Son traitement au lithium – quand il accepte de le prendre – le laisse dans un état léthargique et ses épisodes de dépression ou de délires laissent ses proches dans un profond désarroi.  Malgré l’amour qu’elle lui porte, Leïla, victime collatérale qui fait passer son bonheur au second plan, peine à l’extirper de ses démons. Après «A perdre la raison» et «L’économie du couple», le cinéaste belge Joachim Lafosse, dont le père était lui-même bipolaire, dissèque les relations conjugales dans le drame «Les intranquilles» et s’interroge sur l’amour et ses failles. 

«Flag day», de et avec Sean Penn

Quatre ans après «The last face», son dernier film en tant que réalisateur, Sean Penn revient devant et derrière la caméra avec «Flag Day». Une tendre balade américaine, touchante, âpre et tragique entre John Vogel, un père sur le carreau, irresponsable, mythomane, très «borderline», et sa fille aînée particulièrement mature. Celle-ci s’émancipera de la sphère familiale après une errance douloureuse entre la mère et le père pour voler de ses propres ailes, et deviendra une journaliste d’investigation reconnue (et auteure du récit qui a inspiré ce film). Sean Penn fait appel pour l’occasion à sa propre fille, Dylan Penn, qui, à différentes étapes de la vie, incarne cette enfant rebelle et admirative, à la fois compatissante et enragée par la rouerie de son père. D’une facture classique et honnête, «Flag day» est aussi une sympathique échappée dans les années 1970 et 1980, au cœur d’une Amérique rurale et sauvage, toujours cinégénique. L’ex de Robin Wright filme son histoire avec générosité et violence mêlées, et offre à ses comédiens de magnifiques personnages torturés et malgré tout, combatifs.

«Cette musique ne joue pour personne», de Samuel Benchetrit

Vanessa Paradis, Valeria Bruni Tedeschi, François Damiens, Ramzy Bedia, Gustave Kerven, Bruno Podalydès, Vincent Macaigne ou encore JoeyStarr… Pour son dixième et nouveau film – choral – baptisé «Cette musique ne joue pour personne» qu’il voulait «heureux, drôle et amoureux», Samuel Benchetrit a réuni un casting de rêve pour incarner des personnages marginaux attachants. L’histoire se déroule dans la ville portuaire de Dunkerque et met en scène des hommes entre malfrats et dockers qui voient leur vie bouleversée et transformée par la poésie et le théâtre, et une comédienne qui se rêve en Simone de Beauvoir. 

«Guermantes», de Christophe Honoré

La nouvelle œuvre du réalisateur de «Chambre 212» et «Plaire, aimer et courir vite», diffusée en avant-première le 24 septembre dernier sur France 5, se situe entre le documentaire et la fiction. «Guermantes» met en scène des acteurs de la Comédie-Française privés de scène à cause de la pandémie. Eux qui à l’été 2020 apprennent, alors qu’ils répètent, qu’ils ne pourront pas jouer l’adaptation du troisième tome d’«A la recherche du temps perdu» de Marcel Proust, «Le côté de Guermantes». Animés par une passion commune et l’espoir chevillé au corps, Serge Bagdassarian, Laurent Lafitte, Dominique Blanc, Elsa Lepoivre, Florence Viala, Sébastien Pouderoux et Stéphane Varupenne et toute la bande du Français décident de s’enfermer au théâtre Marigny pour poursuivre l’aventure malgré tout. On oscille entre jeu et improvisation dans une ambiance joyeuse de colonie de vacances.

«Candyman», de Nia DaCosta

Ce remake du film culte d’épouvante sorti en 1992, fait revivre sur grand écran le tueur au crochet qui vient hanter celui qui ose le défier et prononcer cinq fois son nom devant le miroir. A la production et au scénario, on retrouve Jordan Peele qui a cartonné avec son premier long-métrage «Get Out».

Avec Yahya Abdul-Mateen II dans le rôle-titre, «Candyman» s’attarde sur l’histoire sanglante de l’artiste-peintre Anthony McCoy qui vit avec sa compagne Cartwright, directrice de galerie d’art. En manque d’inspiration, il va se passionner pour ce mythe horrifique et ne va pas être déçu du voyage…

A voir aussi, le documentaire «I am Greta», consacré à la militante écologiste suédoise Greta Thunberg, le drame «After Love» d’Aleem Khan, et l’adaptation du roman d’Honoré de Balzac, «Eugénie Grandet», au cinéma par Marc Dugain, avec Joséphine Japy et Olivier Gourmet.



Source [ Cnews ]