ENTRETIEN – Le directeur délégué de l’institut d’études marketing et de sondages d’opinion Harris Interactive France explique les conséquences de la victoire du député européen à la primaire écologiste.

LE FIGARO. – Yannick Jadot a remporté la primaire écologiste et sera donc le candidat du parti à l’élection présidentielle. Est-ce la fin de la malédiction des favoris qui planait au sein d’Europe Écologie-Les Verts?

JEAN-DANIEL LÉVY. – Oui, c’est la fin de cette malédiction. C’est une remontée assez bien orchestrée parce que, sur le papier, il ne devait pas gagner. Si les électeurs avaient voulu voter pour le favori, ils l’auraient fait dès le premier tour. Et là, ça n’a pas été le cas.

Pendant la campagne, il y avait Yannick Jadot d’un côté en termes de discours, et trois autres candidats avec des discours relativement proches les uns des autres. Avec une dimension plus à gauche et plus «radicale» que ce qu’il était. Lui a été le candidat plutôt «institutionnel», précédemment putatif à l’élection présidentielle de 2017 et qui n’est pas allé jusqu’au bout après avoir rencontré et retrouvé Benoît Hamon. De toute façon s’il gagnait, ça ne pouvait être que serré. Il est parti à 27 % sans ralliement

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Source [ Le figaro ]