Dans sa robe bleu nuit, le Pavilion 15 présente bien malgré sa coque en plastique. HP a apporté un soin certain aux finitions avec une coque évasée sur la partie arrière, qui ne se contente pas d’être simplement monolithique. Il a même hérité des ouvertures triangulaires des haut-parleurs de la gamme Spectre. Seul bémol, le plastique des bordures d’écran révèle le positionnement de ce châssis sur l’entrée de la gamme Spectre.

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Le clavier est équipé de touches bien espacées à la frappe correctement marquée. Le rétroéclairage blanc sur deux niveaux est bienvenu. Toutefois malgré ses qualités, celui-ci s’enfonce légèrement en son centre, le châssis de ce Pavilion 15 tout en plastique manquant un peu de rigidité.

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À noter qu’un lecteur d’empreintes est présent sur le repose-paume droit. Son utilisation n’a pas révélé de défaut particulier et il s’avère même réactif avec Windows Hello.
Le pavé tactile, subtilement séparé par un liseré argenté, propose une glisse fluide avec des gestes bien pris en compte par Windows 10. Les clics gauche et droit sont toutefois bruyants. Le glisser-déposer ne pose en revanche pas de problème.

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La connectique comprend deux ports USB-A, un port USB3.2 compatible avec DisplayPort et Power Delivery, un port HDMI et un port microSD. Il ne lui manque qu’un port RJ45 pour être tout à fait complète.
La connectivité sans-fil est assurée par une puce Realtek RTL8852AE compatible avec le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.2. La webcam est située au-dessus de l’écran, sa qualité est à peine correcte et n’est pas compatible avec Windows Hello.

Le refroidissement est composé d’un ventilateur et de deux caloducs reliés au radiateur. Un système plutôt léger et dimensionné pour le processeur AMD Ryzen 5 5500U qui ne dissipe que 15 W.

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Le système de refroidissement s’avère particulièrement efficace puisqu’à la sortie d’air, placée à droite sous l’écran, nous avons mesuré moins de 40 °C, et ce après 15 minutes d’encodage vidéo. La partie la plus chaude du clavier se situe derrière le processeur, au niveau des touches ZQSD, avec moins de 35 °C. Le pavé tactile et le reste du clavier sont exempts de points chauds.

Les nuisances sonores sont également très faibles, 35 dB relevés à 50 cm du PC. Dans un environnement calme, le léger souffle est audible, mais cela passera complètement inaperçu dans un environnement plus animé.

Le démontage du Pavilion 15 est aisé. Petite subtilité : sur les six vis qui maintiennent le panneau, quatre sont cachées dans les deux bandes antidérapantes. Il faudra donc les décoller délicatement pour pouvoir les recoller proprement.

L'ensemble des composants est aisément accessible. © Les Numériques

L’ensemble des composants est aisément accessible. © Les Numériques

À part le processeur soudé à la carte mère (comme sur tous les PC portables), le reste des composants est très accessible. On retiendra la présence de deux emplacements de mémoire vive alors qu’habituellement nous n’en trouvons qu’un seul. La carte wifi ainsi que la batterie sont également facilement démontables. Nous vous parlions d’un manque de rigidité du châssis, HP a, semble-t-il, essayé d’y remédier en plaçant deux blocs en caoutchouc rigide.

Comme évoqué précédemment, notre HP Pavilion 15-eh1000sf est équipé d’un processeur AMD Ryzen 5 5500 à 6 cœurs hyperthreadés pouvant atteindre 4 GHz, le tout dans une enveloppe thermique de 15 W. HP lui a adjoint 16 Go de mémoire vive et un SSD de 512 Go.

Indice de performance du processeur (le plus grand est le meilleur). © Les Numériques

Indice de performance du processeur (le plus grand est le meilleur). © Les Numériques

Avec un indice de performance de 77, le Pavilion 15 de HP est apte à toutes les tâches bureautiques, avec un petit penchant pour la création. Grâce à ses 12 cœurs logiques, le Ryzen 5 5500U peut à l’occasion faire du traitement photo, et même de l’encodage vidéo. Il se paie même le luxe d’être plus polyvalent que le Core i7-1185G7 de la Surface Laptop 4.

Comme à notre habitude, nous avons lancé Diablo 3 et Overwatch. Le premier jeu avec tous les détails à fond en 1080p fonctionne à 36 i/s, tandis que le second avec tous les détails au minimum dans la même définition affiche près de 80 i/s. La partie graphique Radeon Vega 7 du Ryzen permet donc de jouer de temps à autre à des jeux relativement légers dans des conditions correctes.

Diablo 3 ne fait pas peur au Ryzen 5. © Les Numériques

Diablo 3 ne fait pas peur au Ryzen 5. © Les Numériques

Un mot sur les performances du SSD embarqué : il atteint 1,7 Go/s en lecture et 1,1 Go/s en écriture. Des performances honorables, mais loin de celles des modèles les plus performants qui frôlent les 4 Go/s en lecture.

HP a intégré une dalle IPS affichant 1920 x 1080 px, des caractéristiques désormais banales sur ce genre de PC. Son intégration n’est pas particulièrement soignée puisque nous avons mesuré le taux d’occupation à 79 %. On note le plastique granuleux autour de l’écran et le logo HP au rendu peu flatteur.

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Pour ce qui est des caractéristiques pures de la dalle, nous avons mesuré un contraste de 1218:1, une valeur très correcte pour une dalle IPS. La température de couleur est en revanche un peu élevée avec 7038 K, lorsque la norme vidéo préconise 6500 K. HP annonçait une luminosité maximale de 250 cd/m², nous avons pour notre part mesuré 292 cd/m², une valeur un peu juste, mais heureusement la dalle ne réfléchit que 17 % de la lumière. Vous pourrez profiter de l’affichage sans chercher à éviter les fenêtres. Pour finir, le seul point faible de cette dalle se trouve être la colorimétrie : nous avons mesuré un delta E de 6,6, soit un peu plus du double de la valeur conseillée (3) sous laquelle les différences de couleurs affichées sont imperceptibles.

De gauche à droite : la courbe gamma, la température de couleur et le delta E. © Les Numériques

De gauche à droite : la courbe gamma, la température de couleur et le delta E. © Les Numériques

Les deux haut-parleurs se situent sous le PC de part et d’autre du châssis. Principal inconvénient de cette position : le rendu dépend du support sur lequel le PC est posé et les mains posées sur le clavier altèrent la qualité du son.

L'ouverture des haut-parleurs est la même que sur la gamme Spectre. © Les Numériques

L’ouverture des haut-parleurs est la même que sur la gamme Spectre. © Les Numériques

Malgré la griffe B&O sur la coque, les deux haut-parleurs ne font pas de miracle et ne bénéficient apparemment pas du même traitement que la gamme Spectre. À l’écoute, le volume sonore est important mais souffre d’un effet de caisse de résonnance à cause du manque de rigidité du châssis.

La sortie casque du Pavilion 15 n’a pas de défaut particulier. La puissance de sortie est très légèrement au-dessus de la moyenne, tout comme la diaphonie. La plage dynamique est en revanche légèrement en retrait. Quant à la distorsion, elle est très faible, un bon point pour la restitution sonore.

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Source [ Les numériques ]