EXCLUSIF – Dans Le livre (très) noir des mutuelles, le journaliste Daniel Rosenweg dénonce les frais de gestion, les contrats verrouillés, et l’opacité du système. Un pamphlet qui milite pour leur remplacement par une «grande Sécu».

C’est une véritable bombe – sur un terrain déjà miné – que lance le journaliste spécialiste de l’économie de la santé Daniel Rosenweg. Dans Le livre (très) noir des mutuelles, sous titré Et pourquoi il faut s’en passer, qui parait ce jeudi chez Albin Michel, l’ancien grand reporter au Parisien dénonce «les dérives, défaillances, dysfonctionnements qui, depuis 2015 et en particulier depuis 2019, ont terni l’image des complémentaires santé». En ligne de mire: la hausse continue des tarifs qui auraient augmenté de 45% en dix ans. «Aujourd’hui, 11 millions de personnes ne pourraient s’offrir une complémentaire santé sans l’aide de l’État , c’est donc devenu un produit de luxe, dénonce Daniel Rosenweg. Sans compter cette incroyable trahison nationale: la non-restitution aux assurés des cotisations perçues en 2020 et 2021 alors que la pandémie a réduit les dépenses de santé des mutuelles de 2,8 milliards d’euros!».

La faute, selon le journaliste, à la concurrence introduite par la loi Évin en

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 84% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Source [Le figaro ]