Au-delà de l’Instagram pour les enfants qui n’a jamais vu le jour, des études internes révèlent cinq ans de projets pour réadapter le réseau social aux enfants.

Ce n’est plus un secret, le public de Facebook se fait de plus en plus vieillissant. Avec près de la moitié des utilisateurs quotidiens situés dans la tranche d’âge de 25 à 49 ans, le réseau social cherche des moyens de se réinventer pour attirer, de nouveau, une jeune population. C’est en tout cas ce que précise une note interne de l’entreprise, relayée par le Wall Street Journal, dans la continuité d’une série sur des études internes de Facebook.

Des travaux, menées en interne depuis cinq ans, tentent de déterminer les meilleurs angles d’attaque pour proposer des contenus attractifs pour les enfants et adolescents -ici, des individus âgés de 1 à 16 ans.

Des tranches d’âge bien précises

Selon ces documents, l’entreprise ne se limite plus à dissocier les utilisateurs de plus ou de moins de 13 ans, mais évoque des contenus spécifiques selon des tranches d’âge bien définies. On apprend ainsi que les utilisateurs seront répartis comme suit: de 0 à 4, de 5 à 9, de 10 à 12, puis de 13 à 15, et enfin, de 16 à la majorité.

« Avec la capacité d’ubiquité donnée par les tablettes et les smartphones, les enfants surfent sur internet dès l’âge de six ans. Nous ne pouvons pas ignorer ce fait, et nous avons la responsabilité de le prendre en compte. Imaginez une expérience Facebook dédiée à la jeunesse », mentionne une note dite « confidentielle » du réseau social.

Comme le fait remarquer le Wall Street Journal, la question de la jeunesse est sensible pour Facebook: la plupart de ses applications sont théoriquement interdites d’accès aux 13 ans et moins.

Beaucoup de projets, peu de concret

Pour pallier cette mesure, plusieurs projets ont déjà rayonné en ce sens chez Facebook. A l’instar de l’Instagram pour les moins de 13 ans dont la création vient d’être mise en pause après les craintes répétées des associations de protection de l’enfance. Aux États-Unis, une version pour enfants de l’application Messenger a également été lancée dès 2017.

La note interne décrite par le Wall Street Journal contient également une présentation qui consiste à « explorer la piste des séances de jeux pour en faire des leviers de croissance », en encourageant les jeunes enfants à utiliser plus fréquemment Messenger Kids, présentée comme un moyen de garder le contact.

« Notre objectif est d’atteindre la primauté en termes de messagerie avec les 10-12 ans américains: de cette façon, nous pourrions également l’atteindre avec les adolescents », précise la note interne.

Il faut dire que la question des jeunes sur les réseaux sociaux est épineuse. Sans modération, ils peuvent être confrontés à des contenus inappropriés, voire délètères, mais également à des individus mal intentionnés.

La majorité des principaux réseaux sociaux -TikTok, Instagram, ou encore Snapchat- n’ont de cesse de réitérer leur engagement envers la protection de cette jeune population.



Source [ BFMTV ]