Malgré un classement sans suite lié au délai de prescription qui s’appliquait à l’époque, une accusation de viol sur une jeune femme de 19 ans, révélée en en 2018, poursuit encore l’écologiste.

Des pancartes avec les inscriptions «Ras le viol» et «Comment faire pour que les hommes arrêtent de violer» sont brandies sur l’estrade. Mercredi 29 septembre, un groupe d’activistes féministes est venu interrompre une conférence des Assises du journalisme de Tours, pour dénoncer la participation de Nicolas Hulot à cet évènement.

L’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire est pris pour cible en raison d’une accusation de viol, remontant à 1997. Une plainte avait été déposée en 2008. Selon la loi de l’époque, la prescription était cependant établie dix ans après le jour où l’infraction a été commise. L’ex-présentateur d’Ushuaïa n’a donc pas été inquiété. Face aux accusations des militants, Nicolas Hulot sort son téléphone et lit la déclaration du procureur. Il précise croire en la justice, et non aux «tribunaux médiatiques».

«Je suis venu la tête haute, je repars la tête haute»

Peu après cette interruption, Nicolas Hulot quitte la conférence en précisant : «Je suis venu ici la tête haute, je repars la tête haute , mais je ne resterai pas dans cette soirée parce que le climat ne s’y prête pas en ce qui me concerne.»

Cette affaire a ressurgi dans l’actualité en raison de la publication d’un livre du journaliste Jean-Michel Aphatie, dans lequel il dénonce une «absence de curiosité rare» de la part des journalistes sur cette affaire, participant selon lui à une omerta médiatique.


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Source [ Le figaro ]