Stéphane Burgatt, édité par Clément Perruche

Pour faire face à la pénurie de logements et le flambée des prix de l’immobilier, la municipalité marseillaise va voter vendredi une augmentation de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. La décision passe mal auprès des propriétaires qui louent leur résidence de manière occasionnelle.

REPORTAGE

Après Paris, Lyon ou Bordeaux, le Conseil municipal de Marseille va voter vendredi une augmentation de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, afin de favoriser le retour de biens à la location, sur un marché marqué par une flambée des prix. La décision passe mal auprès des propriétaires qui louent leur résidence secondaire lors de la période estivale. Cette hausse s’ajoute à celle, importante également, du gaz.

Des propriétaires résignés

Cette augmentation de la taxe d’habitation constitue une perte de rentabilité pour certains propriétaires, comme Patricia, qui utilise sa villa près des calanques pour des locations saisonnières. « Ça m’a fait réagir de façon assez colérique puisque ça fait une note très salée. Il y a beaucoup d’augmentation en ce moment avec le gaz. Ça ne va pas me faire réfléchir parce que financièrement parlant, c’est un besoin. Mais je suis un peu résignée et que je n’ai pas trop le choix », explique la propriétaire.

 

Combattre la pénurie de logement

Dans un contexte de baisse des recettes fiscales, la municipalité ne cherche pas à renflouer les caisses, promet l’adjoint Joël Canicave, mais plutôt à lutter contre la multiplication galopante des locations saisonnières type Airbnb. « On attend simplement que du logement à Marseille, qui est peu utilisé ou mal utilisé ou pas utilisé, soit remis dans le circuit normal de la location. Il y a des gens qui oublient de faire quelque chose de leur résidence secondaire. Ça peut aussi les inciter à louer à l’année. Cela rendrait service aux Marseillais », explique l’élu.

Selon l’Insee, les résidences secondaires représentent 3% du parc immobilier local, soit un peu plus de 14.000 logements.



Source Europe 1