Le vendredi 2 octobre 2020, 650 millions de tonnes d’eau s’abattaient dans les vallées des Alpes-Maritimes. Des cumuls de précipitations provoquant un très lourd bilan humain et matériel : 10 morts, 8 disparus, 13 000 sinistrés et 1 milliard d’euros de dégâts. Du jamais vu depuis la seconde Guerre Mondiale, selon les experts.

Quelques heures après le drame et pendant plusieurs semaines les secours seront mobilisés sans relâche vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour aider les habitants, dont beaucoup auront tout perdu. La tempête Alex faisait également naître un immense élan de générosité par des dons financiers et matériels venus des quatre coins du monde.

Aujourd’hui, la remise en état se poursuit mais de très nombreux sinistrés attendent toujours d’être indemnisés par les assurances. Xavier Pelletier, préfet délégué à la reconstruction a indiqué que l’Etat tiendrait ses engagements financiers «pour la mise en sécurité des habitants et pour projeter le développement de demain».   

Depuis les années 1990, les vallées de la Vésubie, de la Tinée et de la Roya ont toutes connu un développement des aménagements et infrastructures significatif, ce qui a conduit à accroître leur vulnérabilité aux crues. 

Lors de l’épisode pluvieux exceptionnel du 2 octobre, les crues ont occasionné la destruction, pour tout ou partie, des infrastructures routières, réseaux, habitations et équipements en fond de vallée et parfois même sur les versants.

Un type d’événement appelé à se reproduire

Selon les spécialistes, des événements d’une intensité comparable ou supérieure se reproduiront dans les Alpes-Maritimes. L’enjeu pour les vallées est désormais «d’offrir une largeur maximale aux rivières dès que cela est possible, et limiter les travaux de chenalisation, d’endiguement et de prélèvement de matériaux», assure l’Office français de la biodiversité. 

Un travail historique, pour comprendre l’évolution de la morphologie des rivières a également été initié par l’Office. Ces travaux sont menés en synergie avec différents partenaires scientifiques et techniques.

Par ailleurs, près de 200 opérations ont été réalisées depuis près d’un an pour rétablir infrastructures et réseaux. 

Un premier bilan montre que l’impact de ces reconstructions varie selon les vallées. Ainsi, dans la Roya, les nouveaux ouvrages et aménagements ont été peu réinstallés au sein même du lit occupé par la crue. A l’opposé, dans la vallée de la Vésubie, cette emprise s’élève entre 6 et 12 % selon les secteurs.

Ce week-end de nombreuses cérémonies en hommage aux victimes sont prévues dans les vallées.

Lundi, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, se rendra à Nice à l’occasion de la cérémonie en l’honneur des services et personnels mobilisés lors de la tempête Alex.



Source [ Cnews ]