Le pilier international du Stade Rochelais entend que son équipe confirme, samedi à Montpellier, le premier succès décroché contre Biarritz.

L’état d’esprit au Stade Rochelais
«Il n’y a pas de grandes différences par rapport aux trois premières semaines, même si on a gagné avec cinq points (contre Biarritz). Que l’on gagne ou que l’on perde, il faut toujours que l’on trouve le pourquoi quand on revient au club le lundi. Comme ça, le mardi, on attaque la semaine frais et concentrés sur le même but.»

Libérés après un premier succès ?
«Il ne s’agissait pas d’un manque de confiance. Car personne ne triche sur le terrain. On a joué les trois plus grosses équipes en premier (Toulouse, Racing 92, Clermont). Est-ce que c’est ça ? Je ne sais pas. Personnellement, la confiance était encore là. Après, est-ce que c’était des petits détails, est-ce qu’on n’a pas bien fini le match ou est-ce qu’on ne démarrait pas assez fort ? Ce sont des choses qu’il faut que l’on travaille entre nous. On doit régler ça très vite.»

Des soucis pour marquer puis neuf essais contre le BO
«Je ne pense que c’était des soucis. Je pense que l’on rentre douze ou treize fois dans les 22 mètres du Racing en première mi-temps. Ce sont des petits détails. Si on avait marqué ces essais, on ne parlerait même pas de cette situation. C’est juste qu’il y avait des petits en-avants, des trucs que l’on ne fait pas normalement, voilà… c’est juste le début de saison, un nouveau groupe, un nouvel entraîneur peut-être. Je pense qu’il n’y a pas de grandes différences par rapport à l’an dernier. Mais je trouve que ça reste une nouvelle équipe, même si on n’a changé que cinq ou six joueurs. Une équipe se construit sur la première partie de l’année.»

Le truc, c’est qu’on joue simplement déjà. On ne peut pas simplifier plus

Uini Atonio

Les leçons du large succès contre Biarritz
«Je trouve que les jeunes ont fait un bon début de match. Pas Matthias (Haddad-Victor) parce qu’il est sorti direct (victime d’un KO)… On a essayé de rester au plus simple. On était obligé de les prendre au sérieux. Aujourd’hui en Top 14, il faut que l’on prenne chaque semaine au sérieux. Il n’y a pas de petites équipes. Quand on voit le classement, on est plus vers le bas que vers le haut. Il faut qu’on baisse la tête, qu’on bosse et on fera les comptes à la fin.»

Jouer plus simplement ?
«Le truc, c’est qu’on joue simplement déjà. On ne peut pas simplifier plus. (sourire) Si on simplifie plus, je ne sais pas… On joue simple mais ça se joue sur des petits détails. Des petits en-avants, des pénalités bêtes… Il faut qu’on règle ça vite fait.»

Il faut qu’on arrête de penser qu’en étant vice-champions de France et d’Europe, les mecs vont nous laisser faire. Il faut continuer à bosser

Uini Atonio

Son avis sur Montpellier
La victoire de la semaine dernière va nous mettre un peu en confiance. Montpellier, je pense qu’on a jamais gagné là-bas. On fait de bons matches, une année on perd à la 85e minute. Si tout le monde met les bons ingrédients, on va y aller pour faire quelque chose. Si devant on fait le job, si on règle ces petits détails, on peut y aller pour faire quelque chose. (..) Il faut qu’on arrête de penser qu’en étant vice-champions de France et d’Europe, les mecs vont nous laisser faire. Il faut continuer à bosser et je pense que tout va aller bien. Montpellier a un gros paquet d’avants costaud, ils sont costauds en mêlée, en touche et sur les ballons portés. Et ils ont des arrières qui vont à 2.000 ! C’est une équipe assez équilibrée. Si on se fait prendre devant, ça va être très long…

Un gros test face au MHR ?
Bien sûr ! Chaque semaine maintenant, c’est un gros test. Les équipes nous reçoivent bien. Que ce soit à Clermont, au Racing… Chaque fois qu’on vient, c’est la folie, ils mettent tout le monde. C’est comme ça, à nous d’assumer. On a fait une très bonne saison l’an dernier, il faut qu’on soit au même niveau cette année, voire même au-dessus.



Source [ Le figaro ]