Le réalisateur avait eu l’occasion de travailler avec Bernard Tapie sur son film « Hommes, femmes, mode d’emploi », sorti en 1996. Une expérience dont il garde le souvenir d’un comédien « exceptionnel ».

C’est un Claude Lelouch de nouveau ému qui s’est exprimé, ce dimanche soir, sur notre antenne. « J’ai perdu mes trois mousquetaires », se désole le réalisateur pour évoquer la mort de son ami Bernard Tapie, quelques semaines après la disparition de Jean-Paul Belmondo, qui s’ajoutent à celle Johnny Hallyday il y a bientôt quatre ans. « Des gens qui [lui] étaient très proches », précise notre invité.

« Bernard, c’était un homme qui nous faisait rêver, dans tous les domaines, le sport, la politique, les affaires », affirme l’artiste. « Je crois qu’il est là pour très longtemps, il va continuer de nous faire rêver, il a laissé des traces absolument incroyables » veut-il croire.

Un comédien « exceptionnel »

L’homme aux plus de cinquante films évoque sa collaboration avec celui avec lequel il a tourné Hommes, femmes, mode d’emploi, sorti en 1996. Une expérience qui lui laisse le souvenir d’un comédien « exceptionnel ».

« Je l’ai mis en face de Luchini. On ne peut pas mettre n’importe qui en face de Luchini. Leurs face-à-face m’ont époustouflé, parce qu’il avait l’air d’avoir autant de métier que Luchini », se souvient le cinéaste.

Il poursuit, avec un sourire qui peut s’entendre dans sa voix: « Il a très vite compris, en l’espace de plusieurs jours de tournage, comment ça fonctionnait, c’était un mec super doué qui apprenait les choses à une vitesse incroyable. Il avait des avis sur tout, mais c’était des avis passionnants parce que sa curiosité l’avait nourri dans tous les domaines. » Autant de qualités qui lui font dire, pour saluer une nouvelle fois sa mémoire: « À chaque fois que je le voyais, j’en sortais grandi. »



Source [ BFMTV ]