RÉCIT – Éphémère ministre, député, tête de liste aux élections européennes, conseiller régional, il a fait de la politique comme on monte sur un ring pour mettre KO l’adversaire.

Le 20 décembre 2015, dans Le Journal du dimanche, Bernard Tapie proclame son retour en politique. «Je veux rendre le chômage des jeunes illégal (…), je veux lutter contre le FN, dont les résultats aux élections régionales sont un signal d’alarme pour le pays.»

L’annonce ne sera pas suivie d’effet, mais l’homme d’affaires controversé renoue ce jour-là avec les thèmes de prédilection de celui qui, au siècle dernier, fut par deux fois l’éphémère ministre de la Ville de Pierre Bérégovoy et l’infatigable pourfendeur de Jean-Marie Le Pen. La politique l’aura passionné jusqu’au bout, surtout si elle prenait des chemins de traverse. Il a par exemple soutenu le mouvement des «gilets jaunes» jusqu’à mettre les locaux de La Provence à la disposition de ses membres marseillais. Ébloui au départ par cette colère populaire spontanée, ces impatiences légitimes, il aurait rêvé d’être un facilitateur et de faire émerger un projet constructif et plus structuré. Las, le mouvement fut rattrapé par la violence

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Source [ Le figaro ]