Le nouveau film de la saga sort mercredi en France, 18 mois après la date initialement prévue. Un retard conséquent qui a obligé la production retourner certaines scènes, uniquement pour les marques partenaires.

250 millions de dollars. Jamais un film de la saga James Bond n’avait coûté aussi cher. « Mourir peut attendre », qui signe la fin de l’ère Daniel Craig, sort enfin dans les cinémas français ce mercredi après un retard de 18 mois. Au-delà des embuches traditionnelles des grandes productions (comme le départ du réalisateur Danny Boyle), le Covid-19 a évidemment tout compliqué, en reportant deux fois la date de sortie initiale du film.

Surtout, le film est truffé -comme il se doit- de placements de produits en tout genre. Une cinquantaine de marques apparaissent, plus ou moins subtilement, dans le film après avoir dépensé des millions d’euros pour assurer cette figuration. Selon le Daily Mail, les marques ont dépensé près de 90 millions d’euros au total dont une douzaine de millions rien que pour Bollinger, le champagne qui accompagne depuis 40 ans l’agent 007.

Parmi les autres marques: Omega, Heineken et évidemment Aston Martin. Mais les délais ont compliqué la tâche de ces placements de produits. Les derniers smartphones de Nokia qui devaient apparaître dans le film sont, par exemple, aujourd’hui dépassés. Plusieurs marques ont donc réclamé que soit retournées certaines scènes ou au moins que leur nouveau produit soit remplacés et incrustés au montage.

Défi logistique

Pour d’autres, alors que le film devait sortir en mars 2020, il a fallu remballer en catimini des opérations marketing déjà lancées comme la cuvée spéciale James Bond du champagne Bollinger ou la nouvelle montre Omega en édition limitée, présentée en grande pompe par Daniel Craig quelques semaines avant la pandémie.

Un défi logistique aussi pour les motos Triumph ou les Land Rover version 007 qu’il a fallu rééditer pour coller à la bonne date de sortie. Mais « ça valait le coup d’attendre », clame Daniel Craig dans la nouvelle pub pour Heineken, qui s’en tire avec ce clin d’œil… pour remettre sur les rails une opération marketing mise entre parenthèse depuis 18 mois.

Simon Tenenbaum avec Thomas Leroy



Source [ BFMTV ]