Le candidat de droite à la présidentielle propose des mesures visant notamment à augmenter les revenus ainsi que le temps de travail.

En campagne pour la présidentielle 2022, Xavier Bertrand a présenté ce samedi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) le volet de son programme consacré au travail, plaidant pour «une société du travail».

Il a notamment développé de nouveau sa mesure-phare : son engagement à ce que, d’ici la fin de l’année 2022, tous les salariés à temps complet touchent «au moins 1500 euros nets par mois». Pour cela, le président (ex-LR) de la région Hauts-de-France propose la création d’un nouveau dispositif : une «prime au travail», destinée à remplacer la prime d’activité. «Elle concernera près de la moitié des salariés français, ceux qui gagnent aujourd’hui moins de 2000 euros nets par mois», a-t-il déclaré. Elle sera versée individuellement, «quel que soit le revenu du conjoint», et bénéficiera aussi aux travailleurs indépendants, a ajouté Xavier Bertrand.

Par exemple, un salarié gagnant 1600 euros nets par mois «touchera une prime au travail de 1800 euros nets par an, soit l’équivalent d’un 13e mois en plus», a-t-il illustré. Cette mesure sera prise en charge par l’État, qui remboursera le montant de cette prime aux entreprises. Son coût est estimé à 5 milliards d’euros par an par Xavier Bertrand.

Également dans l’optique d’augmenter les revenus du travail, le patron des Hauts-de-France a promis l’organisation, avant l’été 2022, d’une «grande conférence sociale, qui devra traiter du niveau des salaires et de leur progression».

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Volonté de «juste partage de la valeur dans l’entreprise»

Xavier Bertrand veut également ouvrir le chantier du temps de travail. Il souhaite ainsi que les «heures travaillées au-delà de 35 heures (soient) sans impôt et sans charges sociales, comme l’étaient les heures supplémentaires en 2007». En échange, les entreprises bénéficieront d’allègements de cotisations sociales. L’ancien ministre du Travail sous Nicolas Sarkozy souhaite également qu’une semaine de congés payés et une partie des RTT puissent être converties en argent par les salariés qui souhaiteraient travailler davantage.

Enfin, pour un «juste partage de la valeur dans l’entreprise», Xavier Bertrand a déroulé des mesures variant en fonction de la taille de l’entreprise. Pour les plus grandes, c’est-à-dire celles de plus de 250 salariés, «il ne pourra plus y avoir de versement de dividendes aux actionnaires s’il n’y a pas ‘un plus’ accordé aux salariés», qui pourra prendre la forme d’une participation ou d’un intéressement supplémentaire, ou encore d’actions gratuites, a-t-il promis. Dans les plus petites sociétés, de moins de 11 personnes, une prime facultative pouvant aller jusqu’à 2000 euros pourra être versée par l’employeur, «sans impôts, sans charges, sans conditions».

Dans celles de 11 à 50 salariés, un dispositif de partage des résultats (participation, intéressement ou prime) sera rendu obligatoire. Dans les entreprises de plus de 50 salariés, où la participation est déjà obligatoire, Xavier Bertrand souhaite simplifier son calcul, afin de «doubler» son montant moyen, «qui pourrait atteindre 3000 euros par an».

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Source [Le figaro ]