Manger un piment, un bonbon à la menthe… des sensations que l’on associe à des températures, respectivement la chaleur et le froid. Ce n’est pas étonnant, car David Julius, de l’université de Californie à San Francisco, et son équipe ont montré que les récepteurs impliqués sont similaires. En l’occurrence, le TRPV1 détecte la capsaïcine, le principe « très » actif des piments, mais aussi la chaleur. De même, le récepteur TRPM8 est sensible au menthol, ainsi qu’au froid. Ces récepteurs contribuent également à la perception de la douleur, comme l’expliquait déjà David Julius dans Pour la Science, il y a quelques années.

Ardem Patapoutian, de l’institut Scripps, à La Jolla, en Californie, a quant à lui élucidé les mécanismes sous-jacents à la perception des stimuli mécaniques. À la base se trouvent à nouveau des récepteurs, ici nommés Piezo1 et 2 (du grec piezo, signifiant « pression »). Ces canaux ioniques à l’origine du signal neuronal lié au toucher sont directement déformés, et donc activés, par une pression. Plus encore, le récepteur Piezo2 est impliqué dans la proprioception, c’est-à-dire le sens de la disposition de son corps dans l’espace.

Selon le comité Nobel, ces découvertes aideront à lutter contre diverses pathologies, notamment les douleurs chroniques.





Source [ Pour la science ]